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Imprégné par la proximité du port de commerce de Brest gagné sur la mer par la force - rochers des bords du polder, grands vides des cales à bateaux ,digues, grues, rails - submergé par cet  univers « entre deux », saturé de pluie, de vent et de lumière, cet « océan urbain »  guide mon œuvre.

Pris dans cet espace intermédiaire, je construis alors ce qui pourrait être les sentinelles du port, coffres mystérieux cachant des codes ou des tiroirs secrets, modules vibrants protecteurs des grèves, radars ou balises gardiens des quais.

Mes sculptures naissent ainsi d’assemblages, de couches, de stratifications, de mariages avec des matériaux complexes, de compositions dans l’espace minimalistes ; il me semble que par cette rigueur j’ai la maitrise des dangers, que je crée des objets d’interpositions bienveillants.

Mon point d’équilibre idéal trouvé, l’échelle du volume totalement en rapport avec mon corps, je stoppe enfin, pour ne rien dire de trop.